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Merci de cette initiative. Patrick est prêtre. J’emploie volontairement le présent, car c’est le temps qui convient. Le sacerdoce, et Patrick en était convaincu, ne s’éteint pas avec la mort, mais il continue dans l’éternité. Au ciel, il reste prêtre et intercède pour tous et pour que nos efforts portent du fruit. Ce sacerdoce signifie d’abord une consécration en faveur du Christ, pour le service de son Église. C’est ce qui m’a le plus marqué dans sa manière d’être et d’agir : il a été un serviteur de l’Église dans son unité, une unité pour laquelle le Christ a prié, mais qui est encore à construire. Sa science théologique et sa diplomatie lui ont permis d’être un serviteur exemplaire du Corps entier. L’humilité de Patrick est le deuxième point que je souhaiterais souligner. Malgré son immense culture, il ne prenait jamais la parole en public comme quelqu’un qui voulait en imposer, mais comme un homme en  quête de la vérité, comme un chercheur de Dieu. Cette qualité est assez rare pour être soulignée. Enfin, dans notre association de l’AIESC, il a été un farouche défenseur de la pluridisciplinarité, défendant la place de la théologie dans nos débats, lorsque parfois on en restait à une vision trop matérielle ou superficielle des choses. Pour lui, la théologie morale traitant de la personne humaine, elle pouvait tout à fait dialoguer avec les autres sciences humaines, et plus que cela, elle ne devait être congédiée sous aucun prétexte. Le corpus de la Doctrine Sociale de l’Église, dont il était un si bon connaisseur, est un témoin remarquable de cette fécondité du dialogue entre la théologie (spécialement la théologie morale) et le monde.

 

Père Pierre Coulange

Studium de Notre-Dame de Vie

9/03/2016

 

 

 

Cher Paul et tous,

 

Merci par le reflet. Bien sûr il nous aidera plus maintenant.

Ici, à l’Université de Navarre, qu’il connaissait et où il était connu, on aura aussi une Messe pour Patrick.

Amitiés. Raquel

 

 

 

Chers amis,

 

Toujours,  quand on rencontre la mort d’un ami, on prie pour lui et, en même  temps, on est appelé à continuer le bien qu’il nous a légué. Que sa vie  porte des fruits aussi après son départ.

 

Amitiés,

 

Zdzisław Szmańda OP

 

 

Chers Amis,

 

Comme ancien assistant-doctorant de  Patrick de Laubier à l’Université de Genève, j’ai été très heureux de  pouvoir assister, de Prague, grâce à l’internet, à la retransmission de  la messe de sépulture à Genève. Les témoignages que j’ai pu ainsi  écouter — avec plaisir et avec émotion — me rappelaient énormément de  souvenirs de 35 ans durant lesquels j’ai pu bénéficier de son amitié et  de ses conseils.

 

Merci à vous  tous d’avoir pris note de mon nouvel e-mail professionnel. Bientôt, je  contacterai certains d’entre vous pour exposer mes réflexions sur  Patrick de Laubier et sur son héritage spirituel.

Avec mes amitiés à vous tous,

 

Miroslav Novák

Professeur ordinaire de science politique

CEVRO Institut (School of Political Studies) Prague

 

 

 

Dear Friends,

 

Let me join you in your  mourning of Don Patrick whom I had the chance to meet once and I vividly  recall his deeply spiritual contribution.

 

With all my good wishes in Christo,

 

Balázs

 

————-

Prof. Dr. Balázs M. Mezei

Director of Research

Chair, Department of Philosophy

Pázmány Péter Catholic University

Hungary

 

 

 

Cher Monsieur,

 

En ce jour où ses proches confient  Patrick de Laubier à la tendresse du Père, je vous adresse mes  condoléances bien sincères pour vous-même et tous ses proches. Je suis  touché par ce départ d’un grand ami du syndicalisme chrétien et ce grand  témoin de l’espérance chrétienne.

Je pense en particulier à Jean Bornard  qui était si proche de lui. La CFTC doit être reconnaissante envers  Patrick de Laubier de son témoignage et de son engagement exceptionnel  pour l’enseignement social-chrétien.

 

 

 

 

Dear Loving Paul and Dominique,

 

All the loving members of Patrick’s family,

and all the beloved leaders and members of AIESC,

 

I, along with the Indian Team of our Association mourn the departure of Revered Don Patrick De Laubier

and offer our earnest prayers and holy masses for the departed but magnanimous and generous soul of our friend and father.

 

Prof. Xavier Raj and I fondly remember the South Indian trip we made with Patrick somewhere in 2008-9.

I could vividly see a person whose heart moved spontaneously towards the poor and the needy.

His love for children was really overwhelming and Christ-like. I remember Prof. Xavier Raj telling me

how Prof. Patrick worked hard in the initial years to establish the Association in various parts of our globe

and in India in particular.

 

Apart from his innumerable academic and scholarly contribution,

he truly and constantly remained a Person of the CHURCH (Ecumenical) and a Passionate Lover of God/His People.

May his soul not rest in peace but continue to inspire us to carry on the Mission of Christ in this world

and to carry on exploring the avenue to manifest God’s love in this tiny part of the Universe.

 

Fr. George. V.S. SJ.

Satya Nilayam, Chennai.

 

 

 

 

Dear Pierre,

 

Thank You for Your letter, in spite of the fact that it brings this  sad new. Nevertheless, the death of such exceptional personality is a  celebration of God and His image in Don Patrick.

I remember several events I had the opportunity to meet Professor de  Laubier/as his Millennium lecture in Angers 2000/, later also the  Priest Don Patrick—when he visited my wife and myself during our stay  in Fribourg and Bourgillion, several years ago. Our visite in his small  flat in Paris, close to the Saint Luis Island and Notre Dame. My visit  in his flat in Geneva when he surpraisingly exhibited one of the famous  images of the Saint Virgine from Medieval Bohemia, my native country.  Every time, the nobility of spirit, humility and humanity of Patrick was  amazing.

My wife, also grieve to hear from me, that Patrick died.

Don Patrick will remain in our memory forever.

 

Lubomír Mlčoch, Charles University in Prague, Pontifical Academy of Social Sciences.

 

 

 

 

Dear friends,

 

I  grieve to hear of the death of Don Patrick, whose writing and above all  whose personality has so influenced me. His life was a grace  of God to this troubled world and to a troubled church in which he  ministered clarity with mercy, perception with love.  His generosity of  Spirit is remarkable, his simplicity of discipleship challenging, his  strength of intellect remarkable,

 

In Christ

 

Justin

 

The Most Reverend & Right Honourable Justin Welby

Archbishop of Canterbury, Primate of All England and Metropolitan

Lambeth Palace

London SE1 7JU

 

 

 

 

Chers amis,

 

Avec Jean Bornard qui était alors président de la CFTC, j’ai eu la chance de connaitre Patrick. C’était dans le cadre de « l’université volante » à laquelle participaient des personnes d’horizons divers, toutes attachées à se former et à propager autour d’elles les valeurs inestimables de l’enseignement social chrétien. J’ai été profondément marqué par l’écoute, la simplicité et l’extrême gentillesse qui émanaient de Patrick. Un grand homme et un grand serviteur de Celui qui l’aura accueilli les bras grands ouverts !

 

Armel Gourmelon — vice-président honoraire de la CFTC — France — et ancien membre du bureau de la Confédération Mondiale du Travail (CMT) — Ponts-de-Cé le 03.03.2016

 

 

 

 

En union de prière confiante et d’Action de grâce pour notre ami.

 

Alain Deleu

 

 

 

 

Église catholique russe de Paris

Page aimée · 9 h ·

 

C’est avec peine que nous apprenons le décès dimanche 28 février du R.P. Patrick de Laubier.

Sociologue et universitaire devenu prêtre, le Père de Laubier avait vécu à Moscou et avait publié en 2010 un ouvrage passionnant — « Les Russes et Rome » (http://www.amazon.fr/Les-Russes-Rome-Quelques-orthodoxes/dp/2755403721) qui montre l’attrait (et aussi la répulsion) de la figure du Pape dans l’intelligentsia russe au cours des 3 derniers siècles.

 

C’est pour notre paroisse un deuil très lourd. Il se considérait comme un membre de notre communauté paroissiale et sa fidélité à nous rejoindre lorsqu’il était à Paris en témoignait. Sa disponibilité et son zèle à proposer le sacrement de réconciliation, sa ferveur à répandre la bonne parole, sa participation active à la divine liturgie, tout cela nous fera défaut. Son intérêt pour l’Europe Orientale et sa passion pour l’expérience des mystiques nous ouvraient des perspectives qui nous manqueront.

 

Dans quelques semaines, vers le quarantième jour, nous nous réunirons pour une pannychide à sa mémoire, n’attendons pas pour prier le Père des miséricordes de lui accorder le repos dans un lieu de lumière d’où soient bannies douleur, tristesse et larmes.

Et éternelle mémoire.

 

https://www.facebook.com/Eglise.catholique.russe.de.Paris/?fref=nf

 

 

 

 

 

Notule en mémoire de Patrick de Laubier.

 

Patrick de Laubier était un ami sûr, bienveillant, rieur. Nous avons fait connaissance quand je suis arrivé comme professeur à l’Uni de Genève, en 1972, Il était prof de sociologie, avec Jean Ziegler pour collègue et ami, d’une amitié un peu paradoxale, mais beaucoup de ses amitiés étaient paradoxales. Avec moi aussi. Il y avait du paradoxe. Nous avons pactisé dans l’amitié pour la Russie. Sa thèse sur les grèves de 1905 venait d’être publiée. Elle ne m’enchantait pas complètement, je lui parlais de Péguy, qui voyait dans les événements russes une reprise des « Suppliants » d’Eschyle. Il en fut frappé. Nous nous sommes revus souvent à Moscou, en particulier dans la famille d’Igor Vinogradov, éditeur de la revue « Kontinent », critique littéraire, récemment converti à l’orthodoxie. Les magnifiques efforts de Patrick pour faire se rencontrer les jeunes-gens d’« orient » et d’ » occident », les « Latins » et le « Grec », me semblaient à la fois formidables et un peu vains. Ils étaient les deux. Il réussit à former une famille importante de jeunes hommes et femmes orthodoxes qui, par lui, se prirent à aimer le catholicisme et surtout à connaître l’enseignement social du catholicisme alors que du côté orthodoxe on avait oublié, ou on ne connaissait pas encore, les ouvrages des théologiens de l’émigration russe parisienne, en particulier ceux du père Serge Boulgakov.

Lorsque je lui fis remarquer qu’il ne fallait pas recruter pour son université volante seulement à Moscou ou Leningrad ; il suivit mon conseil et fit venir un jeune homme de Krasnoïarsk.  Par la suite Patrick élargit son horizon russe à toute l’Eurasie. Puis il bondit par-dessus la frontière mandchoue et se retrouva en Chine. Ses petits comptes rendus amicaux sur ses missions accomplies en Chine ou au Brésil avaient de la saveur, on le percevait presque physiquement  à l’œuvre, on se sentait emmené par lui. J’aimais beaucoup recevoir, lire et relire ces textes sans prétention.

Le 13 mai 2001 mon épouse et moi-même, qui sommes protestants, huguenots français ! fûmes invités par Patrick à venir à son ordination à Rome. Avec le père Vladimir Zelenski (de Brescia) et son épouse, nous étions, si l’on peut dire, le petit volet œcuménique de l’événement. Nous arrivâmes le vendredi, vîmes Patrick rapidement. Le samedi nous étions à Saint-Pierre de Rome pour l’ordination. Ce jour-là, Jean-Paul II ordonna 35 prêtres. De tous les continents, tous jeunes, sauf Patrick qui avait passé la soixantaine, mais, maigre et donquichottesque de silhouette (et pas seulement) se détachait du groupe des jeunes hommes, même lorsqu’ils se prosternèrent tous. Jean-Paul II déjà très atteint par la maladie était à une dizaine de mètres de nous. Patrick nous avait donné des places de choix et nous vîmes donc de très près Jean-Paul II, l’extraordinaire pape polonais, que j’avais déjà vu à plusieurs audiences privées à la suite de colloques romains sur la poésie russe. Une poésie que Jean-Paul II aimait tellement qu’il créa un prix chrétien de poésie dont la première récipiendaire fut une Russe, Olga Sedakova…   La tâche d’imposition des mains était répartie entre le pape et une demi-douzaine de cardinaux A quelques mètres de nous, nous vîmes donc le pape ordonner Patrick. Ce fut comme si Don Quichotte s’agenouillait devant un bon vieillard souriant. Je lui dis deux  ou trois heures plus tard, au déjeuner : « Du pape et de toi, le plus prince des deux, c’était toi, prince de l’Église, bien entendu ! »  Nous déjeunâmes avec deux cardinaux et des douzaines de soutanes, en particulier le père Cottier, mon ancien collègue de la Faculté des Lettres devenu chapelain du pape.

Le lendemain ce fut la première messe de Patrick, devenu don Patrick du fait qu’il  était incardiné à Rome –  il m’expliqua longuement, la chose et j’en avais bien besoin, car j’ignorais tout, même le mot… Elle eut lieu à Saint-Jean de Latran. « Tu verras, ce sera très modeste, dans une chapelle latérale ! » Il n’en fut rien, ce fut à l’autel majeur, et il y avait une petite foule (qui ne remplissait pas tout à fait la basilique, mais elle est immense). Patrick eut une brève hésitation à un moment de la liturgie, le cardinal Poupard, à son côté corrigea la chose (mais ce n’est pas moi qui puis l’expliquer). On se revit encore le soir. Et le lendemain, ce fut, comme il disait, un pique-nique, un simple pique-nique à Saint Paul hors les murs. On y alla en bus, les chants furent magnifiques, car le chœur de Saint-Maurice était venu spécialement. On chanta dans la basilique, puis on continua tout en pique-niquant sur l’herbe, à l’’ombre allongée et maigrelette des cyprès. Ça sentait merveilleusement bon, il régnait un bonheur simple, antique.

Je lui dis : « Patrick, c’est formidable, et maintenant,  qu’est-ce qu’on fait ? On a quoi  au programme demain ? » Il rit et dit : « A Rome pour l’instant, c’est fini, mais le reste — ça ne s’arrête pas… » Mercredi 2 mars 2016, à Notre Dame de Genève, j’avais envie de lui redemander : « Patrick ! Et maintenant, c’est quoi le programme ? » Je le revoyais souriant, la tête un peu penchée, comme toujours, et l’imaginais murmurant doucement : « Ca ne s’arrête pas… »

 

Georges Nivat

 

 

 

 

Patrick ist es dank seiner Liebenswürdigkeit, seiner Kommunikationsfähigkeit, seiner selbstlosen Hilfsbereitschaft und nicht zuletzt seiner Lehrtätigkeit an der Universität Genf sowie davor am BIT gelungen, viele Personen aus aller Welt mit der Vereinigung in Kontakt zu bringen. Denkwürdige Seminare in Moskau 1989  und 1991, wenige Wochen nach dem Putschversuch,  an der Hochschule zunächst der sowjetischen, dann der russischen Gewerkschaften, wären ohne seine freundschaftliche Verbundenheit mit Juri Popow nicht möglich gewesen. Auch für unsere Audienz bei Papst Johannes Paul II. in Castelgandolfo am 8. September 1995 waren seine häufigen Kontakte zu diesem heiligen Papst eine Erleichterung. In dieser Zeit, von 1990 bis 2000, war Patrick Mitglied im Päpstlichen Rat Justitia et Pax.  Patricks Kontakte nach Tschechien und Polen, in das französischsprachige Afrika, nach Brasilien und Indien und in den 90er Jahren nach China trugen dazu bei, dass die AIESC schnell zu einem globalen Netzwerk wurde. Lediglich die USA blieben für ihn ein fremder Kontinent. Jacques Delcourt hat die Geschichte der AIESC für die ersten 20 Jahre geschrieben. Sie befindet sich auch auf der Homepage der Vereinigung. (www.aiesc.net/presentation/historique)

 

Patrick lehrte von 1974 bis 2000 an der Universität Genf Soziologie, insbesondere Soziologie der sozialen Bewegungen und Soziologie der Religion. Als Gastprofessor unterrichtete er auch an der Universität Fribourg, an der Universität für Humanwissenschaften in Moskau und an der Lateran-Universität in Rom. In zahlreichen Büchern, von denen hier nur wenige erwähnt werden können, bemühte er sich, der Soziallehre der Kirche innerhalb der historischen Bewegung der sozialen Ideen den ihr gebührenden Platz zu verschaffen. So scheute er sich nicht, in seinem Buch „Idées sociales. Essai sur l’origine des courants sociaux contemporains « (1982) zwischen den Gründungsideen der Moderne von Hobbes und Rousseau sowie den Vätern des Kommunismus einerseits und dem Liberalismus andererseits die Soziallehre der Kirche von der Patristik über Thomas von Aquin bis zu den Päpsten des 20. Jahrhunderts zu behandeln. Zahlreiche Auflagen erfuhr sein grundlegender Essay über Aristoteles und Marx (1978), der nach der Natur der sozialen Realität fragt und die Differenz zwischen beiden in der Kategorienlehre festmacht. Auch sein Buch „La loi naturelle, le politique et la religion“ (2004) befasste sich mit der rechtlichen Fundierung einer humanen politischen Ordnung. Patrick zeigte, dass die Politik und die Gesetzgebung demokratischer Staaten auf überpositive Quellen angewiesen ist, die sie nicht mit Mehrheitsentscheidungen herstellen kann, die vielmehr gerade in einer säkularen Gesellschaft einen Dialog mit der Religion erfordern.

 

Wer Patrick näher kannte, für den konnte seine Entscheidung, nach der Emeritierung mit 66 Jahren Priester zu werden, keine Überraschung sein. Er lebte nicht nur in seinem Studio in der Rue Lamartine in Genf, sondern auch auf Reisen und bei Konferenzen immer schon wie ein Mönch. In den letzten Jahren seiner akademischen Lehrtätigkeit studierte er nebenbei Theologie an der Universität Fribourg und am 13. Mai 2001 wurde er von Papst Johannes Paul II. im Petersdom in Rom zum Priester geweiht – mit der vielzitierten Bemerkung „Vergessen Sie Rußland nicht“. Auch seine literarische Tätigkeit konzentrierte sich schon in den 90er Jahren auf theologische Themen. Er publizierte Bücher über die christliche Eschatologie, die christliche Anthropologie, über die Kirche als Corpus Christi in der Geschichte – mit einer ungewöhnlichen spirituellen, ja mystischen Tiefe. Das von der christlichen Soziallehre angestrebte Ideal einer humanen Gesellschaftsordnung präsentierte Patrick wiederholt als „Civilisation de l’amour“ – zunächst in einem Interviewbuch mit Jean Nicolas Moreau (1990), dann zuletzt nach Paul VI. (2013).

 

Wenn ich Patrick anlässlich seines 80. Geburtstages im Namen der AIESC für seine Verdienste um die Vereinigung danken darf, dann nicht nur deshalb, weil er als angesehener und überaus produktiver Soziologe und Sozialethiker 1986 die Initiative zur Gründung ergriff. Zu danken ist ihm auch, weil er sein globales akademisches Apostolat immer mit dem Gebet und einem kontemplativen Leben genährt hat, weil er auch in unseren jährlichen Konferenzen auf Raum und Zeit für die Eucharistie und das Gebet achtete und weil er die ökumenische Weite, die die Vereinigung auszeichnet, mit der Treue zur päpstlichen Sozialverkündigung zu verbinden wusste. Er war und ist ein Apostel der christlichen Soziallehre, der Menschen in einer zerrissenen Welt zusammenführt und ihren Blick auf den richtet, der der Weg, die Wahrheit und das Leben ist.

 

Manfred Spieker, Prof. em der Universität Osnabrück

 

 

 

 

À ceux qui l’ont connu                                  

 

Je ne peux faire partir cette lettre de Pâques, sans évoquer

le retour à Dieu du Père Patrick de Laubier

 

survenu  à Genève ce 28 Février, et qui laisse tous ceux qui l’ont connu et aimé, dans une profonde peine.

Je connaissais Patrick de Laubier de longue date. Il m’avait contactée à la suite de la lecture du « Mystère de l’Amour vivant » qui lui avait parlé au cœur.  Patrick vivait en effet en laïc consacré depuis ses jeunes années, et  il a aussitôt saisi la vocation des Maisons d’adoration.

Différentes rencontres nous ont permis par la suite de développer une amitié d’une rare qualité.  Nous disions parfois en riant que nous étions presque « jumeaux », étant de la même année de naissance.  En fait, ce qui nous rapprochait c’était un grand amour de la Vierge Marie. Nous étions pleinement des « Totus Tuus ».   Le Pape Jean-Paul II a d’ailleurs tenu une grande place dans la vie de Patrick, puisque c’est lui qui l’a ordonné prêtre à Rome, le 13 Mai 2001. Nous avions également en commun cet appel à une vie d’adoration quotidienne, suscitée par un profond amour de Jésus-Eucharistie.

Devenu prêtre, le Père Patrick a bien voulu faire un chemin avec « les Maisons d’adoration », en les accompagnant de sa présence, notamment lors de leur rassemblement  à Lourdes, en  Mai 2005.        Il avait accepté de grand cœur, à la même époque, d’écrire une préface pour la réédition du Mystère de l’Amour vivant, aux éditions Beauchesne.  Il a également favorisé la parution à Moscou en langue russe du Mystère de l’Amour vivant.

Cher Patrick, une si belle amitié vécue sur la terre, ne peut que se poursuivre dans le ciel. Aujourd’hui, 3 Mars, jour de vos obsèques à Notre Dame de Genève,  nous prions ardemment pour vous.  Nous vous demandons, en même temps, de veiller sur nous, et sur chacune des petites Maisons d’adoration si chères à nos cœurs.    A… Dieu !

Marie-Benoite ANGOT

FONDATRICE DES MAISONS DE L’ADORATION

Paris, le 3 Mars 2016

 

www.lesmaisonsdadoration.com

 

 

 

 

Rappel  à Dieu du Père Patrick de  Laubier                                                                                                          

La   Neuvaine vous invite à une grande communion de prière autour de don   Patrick de Laubier, rappelé à Dieu ce 29 février. Contributeur actif de   la Neuvaine qu’il a portée dans sa gestation, celui qui se plaisait à   nous rappeler que « le Ciel nous parle aujourd’hui » reste pour la   Neuvaine un grand témoin de l’Amour et de l’exigence de l’Amour de Dieu.

Intellectuellement  remarquable, il n’a usé de ses sciences que pour se  rapprocher de  Dieu. Naturellement porté vers les opprimés, la lutte  contre le  totalitarisme communiste a jalonné sa vie. La Neuvaine garde  en  souvenir celui dont le seul regard attestait l’existence divine.

Après  des études à Paris, aux lycées Saint-Louis et Louis-Le-Grand  puis à  l’université de droit Panthéon-Assas, où il obtient une licence  en  droit, Patrick de Laubier poursuit des études de science politique  qui  le mèneront à un doctorat.

Fonctionnaire  au Bureau international du travail (BIT) à Genève  (1967-1968) puis  chargé recherche à l’Institut international d’études  sociales du BIT  (1968-1971), il enseigne par la suite à l’Université de  Genève de 1971 à  2000, dont les neuf dernières années seront dédiées à  la direction du  département de sociologie.

Il  a aussi été professeur invité à l’université de Fribourg  (Suisse), à  l’université pédagogique de Moscou et à l’université du  Latran (Rome).

Membre  laïc du Conseil pontifical Justice et Paix à Rome de 1990 à  2000, il  obtient une licence en théologie à l’Université de Frubourg et  est  ordonné prêtre par Jean-Paul II à Rome le 13 Mai 2001, incardiné  sous  le titre de don Patrick de Laubier.

Patrick  de Laubier (1935), français, professeur émérite de  l’université de  Genève, docteur honoris causa de l’université des  sciences humaines de  Russie (Moscou), ordonné prêtre le 13 mai 2001 par  Jean Paul II.  Derniers ouvrages Les mendiants de Dieu (; Charles Journet  , Maritain  Gilson) Parole et Silence, 2013 ; Anthropologie chrétienne  Harmattan  2012 ; Conditions d’une paix prophétisée 2013 Parole et  silence.

http://r.courrier.laneuvaine.fr/42bs1qako4cbf.html

 

 

 

 

Dear Friends,

 

We  all lost a great friend of the Orthodox  Church! Professor de Laubier  invested so much time and love in Russia  and the Orthodoxy! Without his  longtime work the new meeting between  Pope Francis and Patriarch  Kyrill would be impossible. He dreamed about  the meeting between East  and West Church! I am glad that he saw this  meeting at the end of his  life!

I  hope that he will be a good patron for us  in Heaven, and we will  distribute his message, his theological work. I  have been inspired by  Patrick de Laubier for many years, and I have been  exited by his life  as a Christian, theologist and man. I have all our  meetings in Paris,  in Moscow, in Rome, in Anger in my heart. I hope we  will never lose  this connection, we will never forget Patrick!

 

Konstantin Kostyuk

Moscow

 

 

 

Bonjour Paul,

 

Vraiment, c’était avec joie, une manière pour nous de rendre grâce pour la vie de don Patrick !

Nous  avons aussi trouvé que la célébration avait quelque chose du Ciel, mais  nous n’y sommes pour rien, c’était la grâce d’en haut qui a visité la  terre… alors gloire à Dieu !

 

En union de prière et merci à vous pour toute l’organisation pratique !

Blandine

 

 

 

 

Un « miracle » Patrick de Laubier

 

 

Entre  Don Patrick et mon épouse Emanuela il s’était établi une complicité de  nature familiale, car ils s’étaient découvert une ascendance commune (à  la mode de Bretagne, pourrait-on dire !) dans la famille de Noailles et  donc une communion de souvenir et de vénération pour les martyrs de  Picpus.

Patrick  avait ainsi chargé Emanuela de transcrire les souvenirs de Pauline de  Noailles, son ancêtre : le travail traînait quelque peu, au milieu des  tâches familiales d’Emanuela et Patrick le sollicitait de temps en  temps.

 

Un  samedi, au marché aux puces de Plainpalais, Emanuela découvrit en  vente… un tabernacle ! Il était en bronze doré avec le pélican  nourrissant ses petits dans un nid.

Le vendeur considérait qu’il pouvait bien servir, par exemple, d’armoire dans une salle de bain…

Emanuela,  ne souffrant pas une telle destinée pour un objet aussi sacré,  l’achetât séance tenante et le mit en sécurité dans notre cave.

 

Le  dimanche même elle reçut un appel de Patrick : « Ma chère, je vois que  ton travail traîne, je suis disposé à pardonner, mais je te colle tout  de même un pensum  : il faut que tu me trouves un tabernacle pour la chapelle des soeurs  que je visite en Lituanie, et qui sont en train de la restaurer.  Pourrais-tu m’en trouver un ? » « Bien sûr — fut la réponse — j’en ai  justement déposé un à la cave… ».

 

Ce fut ainsi que le jour suivant le tabernacle en question rejoignit par avion la chapelle des sœurs.

N’est-ce pas un « miracle » caractéristique du « donquichottisme » (Nivat) de Don Patrick ?

 

Ernesto Rossi di Montelera

 

 

 

 

Décès de Don Patrick de Laubier, « missionnaire de la miséricorde »

 

Le Lundi 07 mars 2016 à 11 h 59 par Marion Duchêne dans Vie de l’Église

« Un ami vient de nous quitter le 28 février », peut-on lire dans un communiqué des éditions Téqui. Don Patrick de Laubier avait été envoyé par le pape François pour devenir missionnaire de la Miséricorde.

 

Il était parti pour Rome quelque temps auparavant. Le Saint-Père, lors du mercredi des Cendres, l’avait nommé missionnaire de la Miséricorde. Une nouvelle tâche que Don Patrick de Laubier ne pourra pas remplir. Dieu l’a rappelé à Lui le 28 février dernier, à l’âge de 81 ans. Il venait tout juste de confier aux éditions Téqui « un important travail sur l’ensemble de son œuvre ». La maison a décidé de poursuivre ce travail « en témoignage de son affection et de sa reconnaissance ».

http://radionotredame.net/2016/vie-de-leglise/deces-de-don-patrick-de-laubier-un-missionnaire-de-la-misericorde-43347/

 

 

 

 

Don Patrick de Laubier

 

Don Patrick de Laubier était venu à plusieurs reprises sur l’antenne de Radio Notre Dame, notamment comme Grand Témoin. Né en 1935, des origines vendéennes et bretonnes, il avait choisi de s’installer à Genève en Suisse dès 1966 et le Bureau international du travail. Avant de choisir le sacerdoce sur le tard — il a été ordonné en 2001 à l’âge de 66 ans par Jean-Paul II — Don Patrick de Laubier a d’abord réalisé un doctorat sur le droit du travail, sur la grève générale et les syndicats en Russie. En 1964, il se rend pour la première fois à Moscou pour une étude de terrain. Là-bas, il enseigne la sociologie à l’Université Lénine d’Ivanovo et à l’Université pédagogique. Les références de Don Patrick de Laubier ? Aristote, Jacques Maritain, Vladimir Soloviev et bien sûr Marx : son neveu a d’ailleurs épousé l’arrière-petite-fille du philosophe allemand.

Une fascination pour les mystiques.

 

Thérèse d’Avila, la spiritualité du carmel, François de Salles ou encore saint Thomas d’Aquin : Don Patrick de Laubier a toujours été fasciné par les mystiques et à 17 ans, il fait vœu de célibat. L’évidence de la vocation arrive pourtant bien plus tard, le 14 août 1998. Il étudie alors la théologie à Fribourg. Entre-temps, en 1990, il a également créé un centre international de foi chrétienne pour les pays de l’Est, en particulier pour la Russie. Membre du Conseil pontifical Justice et paix durant 10 ans, Don Patrick de Laubier rencontre Jean-Paul II à plusieurs reprises au Vatican. Jean-Paul II qui l’ordonne prêtre le 13 mai 2001.

 

Parmi les œuvres publiées par les éditions Téqui : « La pensée sociale de l’Église catholique —De Léon XIII à Benoît XVI » et « L’avenir d’un passé — Rome/Saint-Pétersbourg/Moscou ».

 

 

 

 

Patrick de Laubier, qui vient de disparaître à l’âge de 81 ans, a été un des savants et auteurs certainement les plus influents et les plus attachants de la Genève internationale.

Issu d’une famille de la noblesse vendéenne, catholique à la foi profonde, il laisse une œuvre sociologique et philosophique riche et variée, traduite dans la plupart des grandes langues, y compris en russe et en chinois.

Sa thèse de doctorat, « La grève générale russe de 1905 », lui a ouvert très jeune les portes du prestigieux Institut d’études sociales de l’Organisation internationale du travail. Il y a publié successivement ses grands livres sur la doctrine sociale de l’Église. Nommé professeur à l’Université de Genève en 1979,11 a dirigé avec finesse et tolérance le département de sociologie. Proche du pape Jean-Paul II, il a assumé dès la fin des années 1990 de nombreuses missions d’enseignement et de contacts auprès des communautés chrétiennes renaissantes de Chine, d’Ukraine et de Russie.

Le 13 mai 2001, il était ordonné prêtre par le pape en la basilique Saint-Pierre de Rome. D’innombrables étudiants et lecteurs à travers le monde gardent à l’égard de Patrick de Laubier une admiration, une affection et une gratitude profonde.

 

Jean Ziegler — Hommage paru dans la Tribune de Genève du 9 mars 2016

 

 

 

 

Patrick de Laubier est parti au Ciel les mains pleines. En pensant à sa vie,  on est impressionné de découvrir, sous une forme toujours douce et aimable, sa foi pleine d’audace, l’énergie joyeuse de son espérance, et son  amour de Dieu qui s’est  traduit par un amour infatigable des autres.

Combien de gens se sont  bénéficié du travail, de la sollicitude et de la prière de Patrick ? Il bouillonnait d’idées, d’initiatives qu’il a, non seulement imaginées, mais réalisées. Rien ne l’arrêtait et  il savait entraîner les autres à sa suite.

Sa fréquentation et familiarité avec les mystiques l’ont conduit  à voler très haut dans ses relations avec Dieu et lui ont donné cette grandeur d’âme, à l’image du Christ, rehaussée encore plus par son sacerdoce.

Je m’unis à la peine de sa famille et de tous ses proches, mais aussi à leur Action de grâce pour la vie si riche et féconde de Patrick. Je rends grâce de l’avoir connu et d’avoir bénéficié de son amitié. Il m’a toujours encouragée dans mes travaux sur sainte Thérèse d’Avila, dont il était un grand admirateur. Je lui dois beaucoup ! J’ai maintenant recours à son intercession, avec la certitude d’avoir auprès de Dieu une aide toujours pleine d’attention et très efficace.

Isabel Alvira, 12 mars 2016

 

Le départ de Patrick m’a profondement touché. Il était une personne merveilleuse, un grand savant autant que sage, un chrétien saint, un homme plein d’initiatives toutes visant au bien commun, et un grand ami.

J’ai beaucoup de souvenirs de Patrick. Il était un esprit attentif,soit envers les personnes que dans le domaine des idées. Il suivait un dialogue scientifique avec la même attention qu’il donnait à chacune et à chacun -jeune ou agée, d’une nationalité ou d’une autre, adhérant à une conféssion ou une autre- et avec laquelle il pria. Je m’en souvien d’une fois, un jour qui n’était pas le dimanche et bien avant qu’il ne fut ordonné prêtre, que je suis allé à Notre Dame, à Paris, parce que j’était là pour quelques jours: très tôt il était déjà la, avant la messe, recueilli en profonde méditation. 

Pour moi la clé principale de la pensée de Patrick était l’unité de la doctrine sociale avec la mystique. Il n’était pas question seulement de la realité de sa vie -un sociologue chrétien ravi de la mystique- mais d’une profonde conviction théorique et pratique. La société ne se construit pas, en général, sans l’amitié, comme déjà Aristote l’avait souligné, mais la “question sociale” réclame quelque chose de plus. Sans le “foyer interieur” de l’amour chrétien, les possibilités de resoudre la “question sociale” sont nulles, précisement parce que la “question” sociale est née comme conséquence du manque d’une présence active dans la société d’une philosophie sociale chrétienne et d’un groupe de personnes avec une intériorité capable de la traduire dans la pratique.

Je pense -avec beaucoup des amis- qu’il faudra continuer à dialoguer avec Patrick, pas seulement parce qu’il nous écoute dans le ciel, mais parce que son exemple et sa pensée nous accompagneront toujours.

Madrid, 20 mars 2016, Alvira, Rafael

Le Père de Laubier était d une bonté rayonnante; Il était marqué par la spiritualité de Gabrielle Bossis, ma parente, qu il m avait fait découvrir. C était un coeur à coeur avec le Seigneur. Je conserve le  souvenir de ce colloque vécu au Fort et des rencontres vécues.

Don Patrick est prés de son  Seigneur.Que le Seigneur soit béni.

Claude DELAUNAY

J’ai connu le Père Patrick de Laubier par l’intermédiaire de sa soeur qui assure l’accueil à ma paroisse Saint-Clémen à Nantest.

 Après  un pèlerinage organisé en Chine où nous avions rencontré exclusivement  l’Église patriotique, je désirais ardemment visiter nos frères de  l’Église souterraine ou clandestine. Le Père Patrick m’a donné l’adresse  des soeurs d’une congrégation diocésaine saint-Joseph dans le Hebei et  dont l’évêque était en prison.

 Je  le remercie chaleureusement, car, grâce à lui et providentiellement,  j’ai pu me rendre cinq fois en Chine pour retraites, sessions,  conférences concernant les religieuses, groupes de laïcs, séminaristes  et prêtres. J’ai pu concélébrer clandestinement l’eucharistie dans des églises, des  chapelles,écoles et chez l’habitant.

 Le  Père Patrick venait souvent à Nantes où il essayait de faire connaître  une mystique nantaise Gabrielle Bossis. Elle avait évrit un livre ‘Elle  et Lui’ relatant ses conversations avec Jésus. Le Père organisait  aussi des pèlerinages sur sa tombe dans le petit village du Fresne au  bord de la Loire à la frontière qui séparait autrefois  l’Anjou et la  Bretagne.  Il m’avait invité à prendre la parole au colloque  international sur “La civilisation de l’amour” à Nantes.avec des professeurs d’universités de Prague, de Varsovie, de Barcelone, de Genève.

C’est  lui qui m’a mis en contact avec un intervenant, le professeur Vladimir  Szalata de Varsovie, qui projetait une participation aux “messes  inachevées” évoquant les massacres des Polonais par les Ukrainiens  durant la dernière guerre, en particulier le souvenir du massacre de 95  villages dans la journée du 11 juillet 1943. J’ai pu ainsi donner à  Lutsz une conférence sur la “réconciliation”.

 J’ai  admiré le Père Patrick pour son érudition et son zèle apostolique à  annoncer la Bonne Nouvelle sur divers points de la planète.Je suis sûr  qu’il continue à oeuvrer à sa façon pour que le Christ ressuscité soit  connu, aimé et servi dans les turbulences de notre monde. Et je le  remercie de nous aider à recevoir et à passer le flambeau.

 Père Daniel Foucher, 31 mars 2016.